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Culture Chinoise à la Réunion : Guan Di

Bon courage pour les préparatifs de la fête!
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Article du 18/07 : Guan Di 2006 : Estampes, sceaux et broderies de papier

Source : www.clicanoo.com

La fête chinoise bat son plein à Saint-Denis sous l’effigie de Guan Di qui vaut cette année aux héritiers de l’Empire du Milieu ayant fait souche sous nos cieux d’apprécier de près le savoir-faire d’un artisanat de tradition millénaire inédit jusqu’ici à la Réunion.

Parmi les invités de Chine qu’a conviés cette année l’association Guan Di pour auréoler ses festivités annuelles, figure sous les tentes bordant le village chinois un tiercé d’artisans qui chacun dans sa spécialité a qualité d’orfèvre. Ciseaux en main, rieuse et alerte dans sa tenue colorée, Cao Hongxia, la première nous accueille en milieu d’après-midi à la table qui lui tient lieu d’établi sur laquelle s’amoncellent les rames de couleurs rouge et bis qu’elle s’ingénie à transformer en ribambelles pleines de vie. Le métier de la dame ? Découpeuse de papier. Un art qui dans sa ville de Yulin, région du Shaanxi, au Nord-Ouest de la Chine, se transmet de génération en génération pour agrémenter le quotidien et ses rituels. Cao Hongxia a débuté à l’âge de 13 ans sous la férule de sa grand-mère auprès de laquelle ce qui n’était qu’un jeu d’enfant est devenu au fil des ans une profession à part entière. Elle a pignon sur rue, tient sa propre galerie et initie les jeunes, donnant des cours dans les différentes régions de son pays et participant à nombre de reportages pour la télévision.

Le sceau de la tradition

De cette façon, bien qu’elle ne soit sortie de Chine que deux fois, l’une à Hong-Kong et la seconde cette année à la Réunion, la spécialiste des broderies de papier est connue dans bien des pays. Elle nous confirme dans un sourire que, oui, la technique est difficile et la patience son premier atout pour venir à bout des mille et une commandes de portraits dont elle a le secret. Des sujets personnalisés et des thèmes récurrents de la mythologie chinoise sensés porter bonheur. En feuilletant quelques exemplaires de sa collection personnelle, on tombe sur un raffinement de tailles multiples représentant aussi bien les sommités de sa région que le président Clinton ou l’historique en douze mètres de la ville de Yulin. Avec cette fameuse idée de chef d’œuvre à accomplir. Un concept que l’on retrouve à deux pas de là chez Yin Nong, le Pékinois qui lui est maître de “xi”. Autrement dit, il grave des sceaux de jade comme le lui a appris son aïeul Zhao ZiPei, illustre calligraphe originaire du WenShang dans la province de ShanDong, là où est né le philosophe Confucius. C’est dans un environnement particulièrement littéraire et artistique que Yin Nong a grandi, se forgeant petit à petit, entre poésie, peinture et calligraphie sa propre maîtrise de la gravure sur pierre, trouvant finalement sa voie dans la confection de sceaux. Des œuvres d’art singulières qui lui ont ouvert les portes de bien des musées et galeries où ses créations sont exposées. Notamment ses œuvres monumentales comme le bouddha géant endormi qu’il a taillé en 1994 dans un pur marbre blanc avec une base de 400 sceaux portant chacun une partie des écrits de Sakyamuni, le fondateur du Bouddhisme. Six mètres de long sur près de deux mètres de haut. De quoi emplir une pleine page du Guiness Book des records mondiaux en la matière. Il récidivait l’année suivante en gravant le plus lourd sceau du monde (2 600 kilos) chargé de caractères et orné de symboles animaliers sensés protéger les populations de la misère du monde, comme le dragon noir, le tigre blanc, l’oiseau rouge... Ce n’est évidemment pas ce genre de pièce qu’il propose aux visiteurs réunionnais des festivités de Guan Di. Il leur réserve plutôt la quintessence de son art en sceau individuel de magnifique facture encré du rouge symbolique de bonheur, paix et prospérité.

Images millénaires

Pas plus que Yin Nong ou Cao Hongxia, le troisième artisan de rencontre, Tai Liping, ne parle ni français ni anglais, ce qui corse l’approche d’interview heureusement facilitée par les étudiants réunionnais de l’association qui prêtent leur concours à notre entreprise de communication. Des interlocuteurs privilégiés pour les invités comme pour le grand public qui s’attardent sur les stands avec curiosité. Celui de Tai Liping rime avec estampes. Il arrive lui aussi du Shaanxi où sa famille s’active depuis vingt générations à cet art millénaire. “Nous ne sommes que deux actuellement dans cette province chinoise à perpétuer l’enseignement traditionnel”, note l’artiste avec fierté pour évoquer une discipline qui laisse peu de place à la fantaisie et à la créativité, mais conscient des talents de l’exécutant dans un registre préétabli pour servir l’ancestralité, son histoire et ses dévotions. Tout commence par une planche de poirier d’au moins trois décennies que l’artiste entreprend de graver à l’effigie du personnage choisi, tel le guerrier qu’il offre aux passants et qui s’avère plus ancien mais moins célèbre que Guan Di. En tout cas ici. Le bois sculpté en 25 jours, il reste à l’encrer avant d’y apposer la feuille de papier tissé que l’artiste imprime finement en noir ou en rouge, comme le veulent les critères de l’art de l’estampe. Tai Liping fait école, un peu partout dans le monde, mais surtout en Chine, comme en témoignent les coupures de presse exposées, assorties de diplômes attestant de ses qualités. On y lit, en anglais, que l’art de Tai Liping n’est pas une simple discipline de beaux-arts mais représente une réelle étude de la société rurale telle qu’elle se vit au Nord-Ouest du pays avec ses références de styles et de culture. Très disert et plus que courtois, Tai Liping fait en tout cas la joie des Réunionnais qui étudient ou se réapproprient la langue de leurs ainés. Quant à son art, il est suffisamment éloquent pour intéresser tout un chacun.

Marine Dusigne.

-  Les artisans précités sont à la disposition des visiteurs sous les stands de la rue Sainte-Anne dès 10 heures ce matin et jusqu’à 19 heures.

-  Boutique chinoise Cette année, ce sont les associations chinoises de Saint-André qui sont invitées à présider les festivités de Guan Di ce qui nous vaut de trouver, dans le village en parking, un stand nouveau où la reconstitution d’une boutique chinoise longtemps tenue par des boutiquiers de l’Est. Vieux comptoir, lampes à huiles, gâteaux et fourbis habituels dont tout le monde a aujourd’hui la nostalgie.

- Au programme aujourd’hui

L’ouverture du village chinois débute à 10 heures comme il se doit, Hu Meiling, musicienne de hautbois et les acrobates de Pékin Sun Wei et Zhao He inaugurant une heure plus tard les animations assorties des danses du lion et du dragon. A 15 heures, les jeunes bénévoles de l’association reprennent la partition musicale sur le podium où s’enchaîneront les démonstrations de wu shu, tai chi et concert de cithare à 21 cordes... Retour des danses du lion et du dragon à 16 heures, suivie de la prestation de danses traditionnelles offerte par l’ABCC. A 17 heures : arts martiaux puis prestation de Kayambé en musiques sino-réunionnaises, chorale des jeunes filles de l’association Qi Lin, danses de l’AROC, démonstration de tai-chi, retour des danses du lion et dragon à 18h30, fermeture des stands à 19 h, suite de l’animation musicale, distinction des anciens et remise des prix aux jeunes talents à 21 h, cérémonies de l’anniversaire de Guan Di dans les temples dès 22h45, puis parade des dragons et lions et, à minuit, repas des mines de longévité dans les restaurants du village.Source : www.clicanoo.com
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merci c'etait super cette année mais tu nous as manqué
j'ai dansé le lion comme toujours et je te laisse deviner ce que les autres ont fait
hihihihi

Répondre au message de #23 NoelCH

et qu'est-ce que les autres ont fait? :p
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Article paru sur www.clicanoo.com le 19 juillet 2006.

SOCIÉTÉ
Guan Di 2006 : La nuit des hommages
L’anniversaire du dieu guerrier que célèbre la diaspora chinoise à La Réunion a pris tout son sens hier soir dans la Chinatown dionysienne mise en scène depuis des jours par les familles.

Entre temple Chane et temple Lisi Tong étincelants pour l’occasion, fidèles et curieux se sont mêlés pour servir les offrandes à Guan Di en remerciement des bienfaits de l’année écoulée dans les volutes de fumée d’encens et de papiers d’argent et le bruit des pétards dissuadant les démons éventuels de venir perturber l’ambiance festive dont l’apogée aura lieu ce soir lors d’une ultime soirée de gala. Les prémices de la veille portaient tout le recueillement des anciens et la joie des jeunes diplômés de l’année honorés par l’ensemble de la communauté solidaires de leur bonne fortune et engagés dans leurs projets d’avenir. Les rituels se sont poursuivis tard dans la soirée jusqu’au symbolique partage des mines de longévité, délicieuses comme à l’accoutumée et préparées par les principaux chefs des tables dionysiennes spécialisées en gastronomie de l’Empire du Milieu, dans une parfaite harmonie. Un mot qui résume à lui seul cette avant-dernière soirée.

M.D.
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Article 15/07 : "Dragons et lions dans les rues"

Source : www.clicanoo.com article publié le 15 juillet 2006.

Les festivités en l’honneur de Guan Di, le héros légendaire de la culture chinoise, seront inaugurées aujourd’hui à Saint-Denis et se dérouleront pendant cinq jours autour de la rue Saint-Anne, transformée en véritable “Chinatown” pour l’occasion. Voici le programme complet de la journée ainsi que des manifestations à venir.

Aujourd’hui Hasard du calendrier, la fête de Guan Di sera lancée cette année par un défilé le lendemain même du 14 juillet... 11 h : début de la parade (Mlle Hu Meiling, musicienne de hautbois ; dragons et lions, acrobates...) à l’angle des rues de Paris et du Maréchal-Leclerc ; 12 h 30 : arrivée du défilé rue Sainte-Anne et inauguration du village chinois ; 13 h 45 et 17 h 30 : musique chinoise avec Fan Yifeng (cithare à 21 cordes) ; 14 h : démonstrations des artistes de Beijing (papier découpé et calligraphie) ; 14 h 15 : chorégraphies d’arts martiaux avec Le Z’Art ; 14 h 30 et 18 h 30 : danses traditionnelles chinoises ; 14 h 45 et 17 h : démonstration de wu-shu ; 15 h, 17 h 15 et 18 h 15 : démonstration de taï-chi ; 15 h 15 : musiques sino-réunionnaise avec Kayanmbé ; 15 h 45 : plateau de lutte chinoise ; 16 h et 19 h 30 : danses des lions et dragons ; 16 h 30 : démonstration de massage ; 16 h 45 : musiques chinoises avec les jeunes bénévoles de Guan Di ; 17 h 45 : acrobates de Beijing ; 18 h : chorale des filles de l’association Qin Lin ; 18 h 45 : défilé de mode chinoise ; 19 h : démonstration d’arts martiaux ; 20 h : fermeture des stands ; de 20 h à 7 h du matin : la nuit du mah-jong au “Food court”.

Demain 11 h : ouverture des stands et du village chinois ; 11 h, 15 h 30 et 18 h 30 : danses des lions et dragons (Mlle Hu Meiling, musicienne de hautbois et MM Sun Wei et Zhao He, acrobates de Beijing) ; 15 h et 16 h 30 : musique sino-réunionnaise avec Kayanmbé ; 16 h et 17 h 15 sur le Barachois : danses traditionnelles chinoises ; 16 h 15 et 17 h 45 : démonstration de wu shu ; 15 h 15 : Sun Wei et Zhao He, acrobates de Beijing ; 15 h 30 : musique chinoise avec Fan Yifeng (cithare à 21 cordes) ; 15 h 45 : démonstration de massage ; 16 h : défilé de mode chinoise ; 16 h 30 : démonstration des artistes de Beijing (Mme Cao Hongxia, papier découpé, M Zhoa Yuanqiang, calligraphie) ; 16 h 45 : démonstration d’arts martiaux ; 17 h : musiques chinoises avec les jeunes bénévoles de Guan Di ; 17 h 30 : chorale des filles de l’association Qi Lin ; 18 h 15 : démonstration de TaiChi ; 19 h : fermeture des stands.

Lundi 17 juillet 11 h : ouverture des stands et du village chinois ; 11 h, 16 h et 18 h 30 : danses des lions et dragons (Mlle Hu Meiling, musicienne de hautbois et MM Sun Wei et Zhao He, acrobates de Beijing) ; 15 h : musiques chinoises avec les jeunes bénévoles de Guan Di ; 15 h 30 : musique chinoise avec Fan Yifeng (cithare à 21 cordes) ; 15 h 45 : plateau lutte chinoise ; 16 h 30 : musique sino-réunionnaise avec Kayanmbé ; 17 h : chorégraphies d’arts martiaux avec Le Z’Art ; 17 h 15 : danses traditionnelles chinoises ; 17 h 30 et 18 h 15 : démonstration de wu shu et de tai-chi ; 17 h 45 : chorale des filles de l’association Qi Lin ; 18 h : danses traditionnelles chinoises ; 19 h : fermeture des stands.

Mardi 18 juillet 11 h : ouverture des stands et du village chinois ; 11 h, 16 h et 18 h 30 : danses des lions et dragons ; 15 h et 20 h 45 : musiques chinoises avec les jeunes bénévoles de Guan Di ; 15 h 15 : démonstration de wu shu ; 15 h 30 et 18 h 15 : démonstration de tai-chi ; 15 h 45 : musique chinoise avec Fan Yifeng (cithare à 21 cordes) ; 16 h 30 : danses traditionnelles chinoises ; 17 h : chorégraphies d’arts martiaux avec Le Z’Art ; 17 h 15 : musiques sino-réunionnaise avec Kayanmbé ; 17 h 30 : plateau lutte chinoise ; 17 h 45 : chorale des filles de l’association Qi Lin ; 18 h : danses traditionnelles chinoises ; 19 h : fermeture des stands. 21 h : distinction des anciens et remise des prix aux jeunes talents ; 22 h 45 : cérémonie de la célébration de l’anniversaire de Guan Di dans les temples ; parade des dragons et lions dans les temples ; minuit : mines de longévité.

Mercredi 19 juillet 10 h : ouverture des stands et du village chinois ; 10 h, 16 h et 19 h 30 : danses des lions et dragons ; 11 h : démonstrations des artistes de Beijing ; 11 h 15 et 15 h 30 : musique chinoise avec Fan Yifeng ; 11 h 30, 17 h 15 et 18 h 15 : démonstration de wu shu et tai chi ; 11 h 45 : parade des dragons et lions devant les temples ; 12 h : déjeuner de Guan Di ; 15 h : musiques chinoises avec les jeunes bénévoles de Guan Di ; 15 h 15 : Sun Wei et Zhao He, acrobates de Beijing ; 16 h 30 et 18 h : danses traditionnelles chinoises ; 16 h 45 : musique sino-réunionnaise avec Kayanmbé ; 17 h : défilé de mode chinoise ; 17 h 30 : chorale des filles de l’association Qi Lin ; 17 h 45 : chorégraphies d’arts martiaux avec Le Z’Art ; 19 h : fermeture des stands. 20 h : dîner de gala.
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« GUAN DI 2006 » Du 15 au 19 juillet, à Saint-Denis : "La pensée et les croyances chinoises"

Source :  http://reunion.orange.fr/web/sorties.php?refactu=7572

Et un défilé inédit, qui partira du carrefour des rues de Paris et Maréchal Leclerc, empruntera cette rue piétonne jusqu’à la rue Jules Olivier afin de rejoindre la rue Sainte Anne où se déroulera l’inauguration traditionnelle sous le portique. La parade sera dirigée par Daniel THIAW WING KAI et son équipe.

Découvrir
La culture chinoise grâce aux artistes de La Réunion, de maurice, de Madagascar et de Chine avec la danse du lion et du dragon, les danses traditionnelles et contemporaines, les stands de calligraphie, les expositions de peintures, etc...
Le savoir-faire original des artisans venus de Chine
réalisation de sceaux personalisés, scultures miniatures, peintures avec la main et les doigts, etc...
La beauté des arts martiaux, du Taï Chi, de la mode chinoise, etc...

Visiter...
Les temples chinois de la rue Saint-Anne
Le village des Hans, au sein du parking Saint-Anne,
Le village gastronomique, sur le terrain des Aiglons

Penser...
Avec des conférences de Cyrille Javary sur la pensée et les croyances chinoises,
Avec les expositions sur l'histoire, la généalogie et les traditions des Chinois de La réunion

Fêter l'anniversaire de Guan Di,
avec les rites et repas traditionnels aux 9 plats.

Le tracé des défilés quotidiens des deux dragons et des lions constituera l’autre nouveauté pour 2006 ! Ceux-ci emprunteront chaque jour l’itinéraire suivant : Départ du ‘ food court ‘ des Aiglons - rue Sainte Anne – ruelle ‘chinois‘– rue Maréchal Leclerc – rue Jules Ollivier – retour au ‘ Food court ‘ … Ce nouveau tracé devrait permettre au plus grand nombre d’admirer les évolutions et les prouesses
des dragons et des lions !

Le pôle animation confié à la FAC- Réunion, présidée par Jerry AYAN, a bouclé la programmation des festivités.
L’affiche proposée cette année comprend, aux côtés des nombreuses associations locales, les prestations d’un groupe de 4 artistes et de 6 maîtres artisans chinois emmené par la « Global Art & Entertainment Co. Ltd » filiale du « China Art & Entertainment Group » - dépendant du Ministère chinois de la Culture - qui pour l’occasion, a établi un partenariat avec la FAC – Réunion. Cet accord – cadre sera très certainement bénéfique pour les futures manifestations culturelles qui seront organisées à l’Ile de la Réunion.

Au programme : sculpteur de terre glaise, calligraphe, graveur de sceaux, peintres, acrobates, musiciens (cithare à 12 cordes et hautbois chinois) Ce dernier ouvrira probablement la parade …

Comme pour les années précédentes, GUAN DI 2006 pourra également compter sur des athlètes et des artistes de l’Ile Maurice. Ainsi, la Fédération du ‘ wushu ’ de l’Ile Maurice, dirigée par Dhan YONG, apportera cette année encore son concours amical et fraternel avec ses … deux dragons, ses lions et ses démonstrations d’arts martiaux et de ‘ tai chi ‘ Sera aussi présente, pour la première fois à la Réunion, Mme France KWOK, spécialiste de l’horoscope chinois, très connue de l’île soeur.A noter également, l’exposition du peintre chinois de renommé internationale, Maître CHAN, installé à Madagascar, et ce grâce aux efforts de Yves SUMING, PDG de l’entreprise EDENA.

Le public pourra également découvrir, ou revoir, l’intéressante exposition conçue et réalisée par l’ACCR de Saint André, enrichie pour l’occasion de nouveaux tableaux, tout en admirant le long de la rue Sainte Anne, les flamboyantes bannières qui seront réalisées par Dan CHAN.

A ne pas manquer, le cycle de conférences qui sera délivré par Cyrille JAVARY, dans les salons de l’ancienne Hôtel de Ville de Saint Denis, mais également à Saint Paul, en partenariat avec l’AEFC, à Saint Benoît avec l’ABCC et à Saint Pierre avec le club des Panthères.

Rappelons que pour « GUAN DI 2006 » le pôle Expositions et Conférences est placé, de nouveau, sous la responsabilité de Henri CHANE TUNE.

PODIUM
Tous les regards seront tournés une fois de plus vers le podium qui sera dressé, comme par le passé, non loin du petit marché, au bas de la rue Sainte Anne. Y défileront quotidiennement de nombreux artistes locaux, mauriciens et chinois. La gestion du programme sera assurée, sous la responsabilité de la FAC – Réunion, par Henri CHANE TEF, avec l’aide d’autres bénévoles notamment Anne - Laure VIDAL et Hervé CHANE KIVE.
Animatrices, animateurs … vous serez les bienvenus ! Contactez les personnes sus – nommées.

La cérémonie de remise de récompenses organisée traditionnellement par « la Route de la Solidarité » aura lieu le 18 Juillet 2006. Signalons que cette association est présidée depuis peu par Georges CHANE TUNE, en remplacement de Christian CHIN YIM LIM.

Autre changement : l’élection récente de Roland CHANE FOCK à la Présidence du Temple CHANE, poste occupé par Georges CHANE TUNE durant 11 ans.
En regard de ses statuts, l’association « GUAN DI – Réunion » compte donc, de facto, un nouveau Président d’honneur en la personne de Roland CHANE FOCK.

Texte et photos: de l’association « GUAN DI – Réunion »
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Article de www.clicanoo.com , datant du 19 juillet 2006 :p

SOCIÉTÉ
Guan Di 2006 : La nuit des hommages
L’anniversaire du dieu guerrier que célèbre la diaspora chinoise à La Réunion a pris tout son sens hier soir dans la Chinatown dionysienne mise en scène depuis des jours par les familles.

Entre temple Chane et temple Lisi Tong étincelants pour l’occasion, fidèles et curieux se sont mêlés pour servir les offrandes à Guan Di en remerciement des bienfaits de l’année écoulée dans les volutes de fumée d’encens et de papiers d’argent et le bruit des pétards dissuadant les démons éventuels de venir perturber l’ambiance festive dont l’apogée aura lieu ce soir lors d’une ultime soirée de gala. Les prémices de la veille portaient tout le recueillement des anciens et la joie des jeunes diplômés de l’année honorés par l’ensemble de la communauté solidaires de leur bonne fortune et engagés dans leurs projets d’avenir. Les rituels se sont poursuivis tard dans la soirée jusqu’au symbolique partage des mines de longévité, délicieuses comme à l’accoutumée et préparées par les principaux chefs des tables dionysiennes spécialisées en gastronomie de l’Empire du Milieu, dans une parfaite harmonie. Un mot qui résume à lui seul cette avant-dernière soirée.

M.D.
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Guan Di à l'île Maurice

Article publié le samedi 22 juillet 2006 et issu de : http://www.lexpress.mu/display_article.php?news_id=47119

À LA PAGODE KWAN TEE
Que des mines réjouies

Plus connue comme la Fête mine, la veille de l’anniversaire du guerrier Guan Di est un moment familial et convivial. Culte nocturne festif et coloré, la danse du lion y fait fuir les mauvais esprits à grand coup de percussions. Fruits rouges et oranges douces attirent la protection du dieu des militaires, de la justice, des lettres et des commerçants. Nous avons recueilli notre part des bénédictions dans l’odeur envoûtante de l’encens.

La cuisine est froide. Le ventre des enfants est plein. Loin de la fumée de l’encens rouge qui pique les yeux, ils dînent. Quelques fourchettes de « mines » dans des petites assiettes fleuries. Pourquoi des « mines » ? « Min li long, pareil nou diman enn long lavi. »

Les traces d’huile au coin des petites bouches disent l’appétit de cette bande de cousins et de cousines de 5-6 ans, tout heureuse de se retrouver. Visiblement plus petite que les autres, Amy descend de son tabouret rouge pour aller taquiner sa copine Kimberley. Non, elle n’a plus envie de manger, malgré toutes les cajoleries, puis les menaces de sa mère. La fillette est plus intéressée par le bracelet Barbie que porte Kimberley, que par son assiette.

Dans la cour de la pagode, les grands aussi ont déjà mangé. Emmitouflés dans des pulls épais, ils arrivent par voitures entières à la pagode Kwan Tee, à Les Salines. Il est 21 heures 30. Passage obligé après avoir salué proches et connaissances debout en petits groupes, à échanger les nouvelles ou à commenter l’actualité : récupérer l’encens. Les plus prévoyants ont réservé d’énormes paquets de cette résine rouge, qu’ils n’ont plus qu’à allumer. D’autres achètent sur place. Le comptoir est tenu par Stephen Sin Tak Lam, président d’honneur de la société Cohan Tai Biou Pagoda, qui gère la pagode Kwan Tee.

Entre la monnaie qu’il tend et un salut à une connaissance, il prend le temps de nous guider vers le président de la société : Chan Fook Lye Chan Kam Tak. Malgré son rhume, notre interlocuteur s’efforce de parler plus fort que la sono diffusant de la pop en mandarin à tue-tête. Plus fort aussi que les tambours et la panoplie de cymbales qui rythment les pas vifs de la danse du lion.

Fukien, namsoon et hakka

Patiemment, le président de la société, en poste depuis septembre de l’année dernière, pour un mandat d’un an, nous explique qu’elle est composée de 21 membres, c’est-à-dire sept de chaque groupe : Fukien, Namsoon et Hakka.

Autour, les familles convergent vers l’intérieur de la pagode. Au passage, nous reconnaissons un visage. Il s’agit de Laval Ng, bédéiste, venu faire ses dévotions. Pendant que d’autres fidèles font le tour de l’autel en tenant à bout de bras un paquet d’encens allumé, le bédéiste qui a remisé ses crayons dit : « Tou otour lotel ena bann sain, nou dimann benediktion. »

La danse du lion reprend ses droits. L’animal animé par des danseurs acrobatiques fait lui aussi le tour de la pagode. Suivent les rituels où des pommes, des oranges sont données en offrande. Avant la grande distribution de mines, à consommer « au petit déjeuner», comme nous dit ce fidèle qui met court à nos phrases plates pour dire que nous avons déjà dîné.

Guan Di, un guerrier élevé au rang de divinité

Le culte de Guan Di vise à s’attirer huit vertus essentielles. Dieu des militaires, de la justice, des lettres et des commerçants, Guan Di est vénéré pour la fidélité, la sincérité, la droiture, le courage, la probité, la grandeur, l’honneur et l’honnêteté. Son anniversaire est célébré le 24e jour du sixième mois lunaire, ce qui correspond à la fin de juillet. Guerrier exemplaire ayant vécu entre 160 et 220 avant JC, il base sa renommée sur son sens de l’écoute et de l’entraide. Vaincu, il devient martyr. Non seulement décapité, son corps sera découpé en morceaux puis dispersé parmi sa suite. La dépouille sera plus tard rassemblée, incinérée. Les cendres, considérées comme des reliques, seront enterrées dans diverses pagodes.à Maurice, les fidèles se rendent à la pagode, chaque quinzaine, pour lui demander aide et protection. Ils viennent aussi le consulter avant de prendre des décisions personnelles importantes, notamment avant de s’engager dans le commerce, de se rendre à l’étranger ou de construire un bâtiment.

Histoire de la pagode

Lors de la première vague d’immigrants, ce sont des Chinois de Fukien qui sont arrivés en premier à Maurice. Propos de François Lan Hing Leung, trésorier de la société Cohan Tai Biou Pagoda, celle qui gère la pagode Kwan Tee. « Ils envisageaient d’abord de construire la pagode à Mahébourg, chef-lieu de l’île. Quand Mahé de Labourdonnais opte pour Port-Louis, ils achètent le terrain situé à Les Salines pour 3 000 piastres. » C’est le fondateur de la pagode Kwan Tee, Log Choïsanne, qui choisit l’emplacement « adossé à la montagne des Signaux et regardant la mer. » Plus ancienne pagode de Maurice, elle a été fondée en 1842.

Aline GROËME
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Quelques liens de photos des temples de St-Denis de la Réunion

une petite foto en panorama du temple Chane, le jour...
http://www.panoramas.re/REL/Chan/chan.htm

Une petite foto du temple Chane, à l'intérieur, le soir...enfumé...
http://www.panoramas.re/REL/Guan/guan.htm
(faites bouger votre petite souris lol)

Un lien que j'ai trouvé intéressant :
Guan di est également célébré à New York on dirait... lol
http://www.yjourney.com/blog/archives/000109.html
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Article 15/07 : Le mah-jong, sport officiel chinois

Source : www.clicanoo.com

Les festivités de Guan Di sont l’occasion de découvrir certains jeux faisant partie de la culture chinoise. C’est pourquoi un stand dédié au mah-jong, jeu national en Chine, sera mis en place pendant la manifestation. Les amateurs auront même droit à une nuit du mah-jong ce soir dès 20 h.

Le mah-jong tient une place toute particulière puisqu’il est reconnu en Chine comme le 255e sport officiel. Il était donc logique pour les organisateurs de permettre à ceux qui le souhaitent, de découvrir ce jeu à l’apparence simple mais au plaisir diabolique. C’est pourquoi un stand d’initiation et de découverte sera installé dans le Village des Hans, au sein du parking Sainte-Anne. Des démonstrations et des explications sur les règles seront dispensées dès ce matin, 11 h.

De nouvelles règles à apprendre

Les débutants pourront ainsi apprendre les subtilités de ce jeu. Et pour ceux qui ne peuvent déjà plus s’en passer, une grande nuit du Mah-Jong sera organisée ce soir à partir de 20 h sur le terrain des Aiglons, à l’espace restauration. Mis en place par la Fédération réunionnaise de mah-jong, cet événement est ouvert à tous, débutants ou confirmés. A travers cette manifestation, les organisateurs espèrent que le mah-jong pourra continuer son implantation dans l’île : “Nous sommes conscients que ce sont principalement les adhérents des différents clubs qui seront présents lors de cette nuit du mah-jong mais nous espérons toutefois que des nouveaux joueurs viendront participer eux aussi”, déclare Roseline Parcollet, la trésorière de la Fédération. Un souhait qui a de fortes chances de se réaliser lorsque l’on voit l’intérêt croissant des Réunionnais pour ce jeu. ` Car depuis 3 ans qu’elle existe, la Fédération ne compte pas moins de 80 adhérents et arbore dans ses rangs de nombreux joueurs de talent. Faut-il rappeler à ce propos que le champion de France, Jean-Paul Auberval est issu du club de Saint-Denis ? Cette nuit du mah-jong sera aussi l’occasion pour la fédération d’essayer de convertir aux nouvelles règles officielles les anciens joueurs. Depuis 1998, le mah-jong s’est en effet doté de règles permettant aux joueurs d’horizons divers de s’y retrouver lors des tournois. Malheureusement une grande quantité de joueurs refusent toujours de s’appuyer sur ces règles officielles. “Ce sont surtout les joueurs les plus anciens qui ont du mal à adopter ces nouvelles règles et ce sont eux que nous espérons voir lors de cette nuit du mah-jong”. Joueurs débutants ou initiés, anciens ou nouveaux, tous auront une place à cette nuit du mah-jong qui attend quelque 120 participants.

J.E
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Quelques liens de photos de l'édition 2005 de la fête

Quelques photos :

http://runphot.nuxit.net/component/option,com_zoom/Itemid,32/catid,207/
un blog réunionnais : http://www.dijoux.re/?gallery/reunion/fete-guan-di-2005/2#gallery
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Toujours à propos de l'édition 2005, des conférences sur ce thème ont été mises sur pied.
C'était bien intéressant ces petites conférences...même si personnellement, quand j'y ai assisté l'an dernier, je connaissais déjà presque tout ce qui se disait...


Source : http://amis.univ-reunion.fr/Conference/presentation/221/

Valeurs confucéennes et valeurs asiatiques dans l'émergence de l'Asie de l'Est
Survivance ou non de ces valeurs à l'époque moderne
par Wei Aoyu (professeur à Paris 4 et à l'INALCO)

Pourquoi vais-je parler du Japon et de l’expérience des 4 petits dragons (Corée du Sud, Taïwan, Singapour, Hong Kong) ? Le Japon est le meilleur élève de la culture chinoise. Aujourd’hui la langue japonaise comporte énormément de caractères chinois. Les « canards » de la langue japonaise restent encore des phonèmes de la langue chinoise. Le Japon est l’ancien élève de la culture chinoise, et aujourd’hui il est devenu le professeur de son ancien maître, le maître de son ancien maître. Pourquoi ?
Les quatre autres pays : Corée du Sud, Taiwan, Singapour , le Vietnam comme la Chine gardaient la grandeur du patrimoine. C’est après l’an 2000 que la Corée du Sud a commencé à renoncer progressivement à utiliser l’écriture en chinois, parce que l’émergence de cette nouvelle puissance commençait à prendre conscience de la nécessité de la reconstitution de son identité culturelle. Il faut faire attention à ce changement, très symbolique. Auparavant, la capitale de la Corée du Sud s’écrivait en deux caractères chinois. Maintenant, on écrit en caractères phonétiques, on abandonne les deux signes, et on écrit Séoul ; on abandonne l’ancienne trace de la colonisation. Selon certains, c’est une régression.
A partir des années 60, le Japon a pris conscience de la nécessité de reconstituer son identité culturelle, mais c’est dans un autre sens. En 1850, le Japon a commencé à faire un projet de réforme mitigé, c’est-à-dire plutôt un copié/collé du système occidental qui lui a permis de rivaliser avec les puissances européennes ; mais à partir de 1960, avec les Jeux Olympiques de Tokyo, les Japonais ont commencé à se poser des questions face aux pays occidentaux ; le Japon est considéré comme un pays asiatique, mais face aux pays asiatiques, le Japon se croyait un pays occidental. Or cette double identité a changé la sensibilité des Japonais qui ont décidé de reconstituer leur identité ; mais cette fois c’est vers une identité non plus chinoise, ni japonaise, mais asiatique. C’est pour cette raison que je vais aborder les valeurs asiatiques.

Les Japonais ne disent plus que leur langue est un copié de la langue chinoise ; mais ils parlent de leur langue comme d’une langue asiatique, et à cela je pourrais ajouter une référence historique. Vous savez que le Japon a pensé la 2ème guerre mondiale en termes de guerre contre la Chine, contre les USA ; il a occupé les Philippines, la Malaisie, Singapour, le Vietnam et au nom de quoi ? C’est au nom de l’émancipation de l’Asie, de la colonisation anglo-britannique. C’est une stratégie qui date de longtemps déjà : se situer comme un pays asiatique mais qui a pour vocation de devenir une puissance occidentale, une puissance qui puisse rivaliser avec l’Occident ; c’est cela l’ambition, la stratégie du Japon. Et avec les Jeux Olympiques, avec cette question d’identité, les Japonais se situent dans le cadre des valeurs asiatiques, de l’identité asiatique.
Et maintenant, je parle d’un autre petit dragon : c’est Taiwan. Vous savez que Taiwan a été sous l’occupation japonaise pendant 50 ans ; et en 1949, la République de Chine (fondée par Sun Yat Sen en 1911) a quitté le continent ; à l’issue de la guerre civile, sur le continent, c’est le parti communiste qui a pris le pouvoir ; le gouvernement nationaliste du Kuo Min Tang s’est réfugié sur l’île de Taiwan. Une fois là, M. Tchang Kai Chek a tiré une belle leçon de la retraite et de l’échec de la guerre civile, et il a constaté que s’il avait perdu le continent, c’est parce qu’il avait négligé deux choses :
1. La démocratie : quand il a succédé à Sun Yat Sen, c’était la Chine déchirée par la Guerre des Seigneurs
2. Le Japon : à peine achevée la guerre civile, il a dû faire face aux attaques japonaises. Ce sont les armées impériales japonaises qui ont réduit le corps d’armée de la République de Chine , et qui ont permis aux communistes chinois de profiter de la faiblesse de l’armée républicaine pour prendre le pouvoir.
Donc la première erreur, c’est de ne pas avoir établi la démocratie, mais la deuxième erreur, c’est de ne pas avoir réparti la terre. Le Parti Communiste Chinois a promis, lui, de donner une parcelle de terre, et cette promesse lui a assuré la popularité des paysans chinois ; et ces paysans ont aidé le parti communiste à prendre le pouvoir. Vous savez qu’à partir de 1949, le PCC a récupéré la terre pour la répartir (en termes financiers, ça s’appelle une entrée et sortie).
A Taiwan, à partir de 1975, l’année où Tchang Kai Chek est décédé, son fils Chiang Ching Kuo lui a succédé ; et Chiang Ching Kuo a continué la mission de son père. La 3ème mission était de réaliser l’instruction gratuite obligatoire. Son père avait compris que s’il avait pu mettre en place un système d’éducation obligatoire, cela aurait pu l’aider à éviter la démagogie de l’idéologie communiste, et à faire comprendre aux masses chinoises que le système de la République constitutionnelle était tout de même meilleur que le régime communiste. Après son retrait à Taiwan, il a commencé à mettre en place le système d’éducation nationale obligatoire et gratuite, et il a réparti la terre aux paysans. Ce qui est formidable, c’est que pendant cette réforme il n’a tué personne, et ce grand succès tient au fait que c’est l’Etat qui a acheté la terre aux différents propriétaires fonciers ; il donnait un certificat d’achat, et avec ces bons d’achat, les propriétaires fonciers étaient invités à les échanger contre des actions industrielles. Les anciens propriétaires fonciers ont donc été encouragés à investir dans l’industrie, et les entreprises publiques . Cela a préparé le futur essor. A partir de 1975, Chiang Ching Kuo a fait la réforme politique, qui allait de pair avec l’indutrialisation.
Du temps même de Tchang Kai Chek, il y avait une tendance séparatiste, avec un mouvement indépendantiste . Cette tendance à l’indépendance s’associait à une revendication de démocratisation. Tchang Kai Chek interdisant le mot « indépendance » a étouffé la démocratisation. Chiang Ching Kuo a levé l’interdiction de la liberté de presse, d’association, et cela a accéléré le mouvement politique, et culturel. Répartition des terres, liberté de la presse, enseignement obligatoire ont permis à Taiwan de prendre son essor.

Singapour, lui, est un pays industriel très développé, mais c’est un pays de jardin. Pourquoi dans les années 80 Singapour est-il devenu un modèle pour la Chine ? M. Lee Kuan Yew, ex-président de Singapour, est issu d’une famille de mandarins . Son père était un ouvrier mandarin de Chine, et il a reçu une formation à l’Université d’Oxford où il a fait son doctorat. Il connaît parfaitement le système administratif, juridique, économique, social, culturel de l’Angleterre ; et il a dirigé le mouvement indépendantiste face aux Anglais. Il a fondé la République de Singapour et il a commencé à mettre en place une série de politiques qui associent à la fois les valeurs confucéennes et les valeurs universelles de l’Occident. Il a fait d’un pays très riche un creuset psychologique ; mais il a bien compris que dans le système industriel occidental (car il a étudié le système depuis la Révolution industrielle jusqu’à aujourd’hui) les pays occidentaux, en même temps qu’ils tentent de créer une prospérité, une puissance économique incontestable, ce modèle de développement laisse aussi derrière lui beaucoup de questions.
1er constat : la révolution technologique a accordé une place dominante à la nouvelle technologie de sorte que la technologie est devenue aujourd’hui prioritaire en oubliant que dans une société moderne, ce ne sont pas les systèmes technocratiques qui doivent être au centre de la société. Il faut que l’homme ne soit pas réduit à un instrument.
2ème constat : en Occident vers 1979 la croissance économique s’est développée souvent aux dépens de l’écologie (c’est à cette époque qu’émerge le parti des Verts).
3ème constat : le développement des pays industriels a attribué une place prépondérante à l’efficacité, à la performance. Dans cette domination, l’homme commence à s’égarer, à ne plus trouver sa place dans la société moderne.
4ème constat : les pays industrialisés ont créé une abondance, ont constitué un bonheur matériel, mais en même temps l’homme est devenu de plus en plus dépendant des machines, de l’électroménager et de l’argent. Il est devenu esclave de l’argent.
5ème constat : l’homme cherche de plus en plus le confort au nom de la qualité de la vie ; mais en même temps on s’éloigne de plus en plus du véritable sens des valeurs du travail, de la culture.
A partir de ces constats, M. Lee Kuan Yew a avancé des valeurs asiatiques, et proposé un autre modèle de développement et notamment à la Chine ; car en même temps, M Lee Kuan Yew était un conseiller de Pékin. Chaque année il se rend en Chine, et grâce à lui la Chine commence à s’ouvrir aux petits dragons et la détente a pu s’instaurer des deux côtés du détroit de Taiwan.
Quelles sont les valeurs confucéennes ? Je les résume en 5 piliers :
- L’amour, la solidarité et la fraternité : c’est une traduction car en caractères chinois, il est question d’amour entre deux personnes. L’homme n’est pas solitaire, mais solidaire. La nature humaine fait que l’homme vit ses relations avec son prochain, la collectivité, la société, le monde. Il n’y a pas de valeur individualiste, mais une valeur solidaire, d’amour réciproque et d’entr’aide mutuelle.
- La justice sociale : c’est très moral. C’est un objectif poursuivi par les adeptes de Confucius ; et aussi en termes de droit, cela proscrit tout machiavélisme où les fins justifient les moyens. Pour que la fin soit juste, il faut que les moyens soient justes aussi. Voilà la notion de justice chez Confucius.
- Le rituel : l’éducation. Ce n’est pas un mot vide de sens, c’est hautement éducatif. A travers la répétition des rituels, comme le Guan Di, se transmettent les valeurs de l’éducation. Le sens moral éthique se transmet de génération en génération. Si on ne maintient pas cette fréquence répétitive, on risque de perdre la dimension éducative. La première dimension est morale et éthique ; la seconde est celle du savoir, de la science ; et la science, le savoir sont amis de la sagesse, loin de l’esclavage de la technocratie. La fin de l’éducation n’a que pour but de former un technocrate, mais un philosophe empreint de sagesse ; chez les Occidentaux, c’est la sagesse même prônée par Socrate.
- L’honnêteté, la loyauté, la crédibilité, la fidélité.
Telles sont les valeurs asiatiques !

Et Hong Kong : avec la colonisation, Hong Kong a été cédé à la couronne britannique après la guerre de l’opium. Et c’est en 1997 que Hong Kong a été rétrocédé, mais dans toutes ces années, les valeurs confucéennes ont permis aux 5 pays de prendre leur essor.

Convergence des valeurs tantriques, confucéennes et bouddhiques. Nouvelle école réformiste. Valeurs partagées par toutes les populations asiatiques.

Plus concrètement les valeurs asiatiques se sont inspirées du modèle occidental tout en restant dans la continuité de la tradition des valeurs asiatiques. J’aimerais les présenter en termes de respect de la nature, parce que dans la pensée confucéenne, le secret, la vie de l’être n’appartient pas à l’homme. Le sujet appartient à la nature ; l’homme doit garder l’humilité face à la nature, il n’est pas question de dominer la nature, de l’exploiter. L’homme en tant qu’élément de la nature devrait toujours rester humble. L’harmonie entre l’homme et la nature, c’est une harmonie prioritaire.
- Le respect de la vie : leçon tirée par les peuples asiatiques. Certes dans les pays occidentaux on a créé de la richesse mais cela n’a pas empêché de créer des écarts importants entre riches et pauvres surtout aux Etats-Unis. Pour Confucius, la vraie prospérité dans une République, c’est le partage de la richesse.
- Le respect de la famille : au Japon, Corée, Taiwan, Singapour, les entreprises les plus puissantes sont toutes des entreprises familiales, qui travaillent dans la tradition confucéenne ; la famille est la cellule de la société, un micro Etat. Donc selon Confucius, un homme de bien est un homme social ; il doit se former dans l’exercice du management dans sa propre famille. S’il peut réussir à gérer sa famille, il peut réussir à gérer la société, et l’Etat. Le premier exercice de réalisation se fait au sein de la famille. La famille, ce n’est pas seulement une unité, c’est un laboratoire où l’homme exerce toutes ses compétences morales et éthiques. C’est avec le respect de la famille qu’on gère les entreprises. Les entreprises familiales sont souvent de grandes familles, et l’entreprise fonctionne comme une famille, c’est-à-dire qu’il y a un chef d’entreprise qui joue le rôle du chef paternel. Le chef assure la survie, l’éducation, l’épanouissement, la promotion, le bonheur des membres de la famille. Entre les membres de la famille, il y a la solidarité, l’entraide, le partage sans conflits. S’il y a des conflits, on peut les résoudre à l’amiable au lieu d’aller aux procès. Il ne s’agit pas de déchirer le tissu familial, car tous les membres doivent contribuer à consolider le tissu familial, le bonheur et la réussite familiale.
- Le respect de la culture du travail : pour Confucius, et les autres penseurs chinois, le travail n’est pas un moyen pour survivre ; le travail est un moyen d’épanouissement. C’est dans le travail que l’homme trouve ses propres valeurs ; c’est là qu’il trouve le sens de la vie, qu’il réalise ses projets, ses idéaux. Confucius condamne toujours tous ceux qui ne travaillent pas, et ceux qui vivent comme des parasites, et profitent du travail des autres. Le travail permet aux gens de maintenir leur dignité, leur bonheur. Il y a différentes notions du travail : ceux qui en profitent pour partir en vacances, ou ceux qui partent en vacances pour mieux travailler après.
- Le respect de la discipline : dans les valeurs confucéennes, aucune place n’est réservée au système de droit. Entre le système de droit, le meilleur système c’est l’éducation, parce qu’elle permet de définir son projet personnel, ses idéaux à réaliser, et le moyen concret de les réaliser. Or le système de loi est créé pour châtier, et quand on est puni, cela constitue une approche négative de l’homme qui n’encourage pas l’individu, mais le décourage. Et cela entraîne des conséquences de plus en plus mauvaises. L’éducation entraîne l’homme dans le chemin du perfectionnement de l’homme de bien.

[ 本帖最后由 écoeurée 于 23-7-2006 02:11 编辑 ]
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Confucius prône la notion de discipline personnelle : on n’a pas besoin de contrôle extérieur, on se perfectionne soi-même. Et Confucius apprend à ses disciples à faire leur auto-critique, et lui-même trois fois dans la journée, fait son auto-critique pour faire le bilan de ses actions, matin, midi, soir. La discipline n’a donc pas un caractère punitif, mais permet à chacun de s’auto-contrôler. Ce respect-là se traduit en termes de valeurs confucéennes et asiatiques.

Maintenant nous allons voir l’héritage commun de ces pays d’Asie de l’Est : Japon et 4 petits dragons. Tous seront placés sous l’influence du taoïsme et du confucianisme. Au Japon, on parle de la philosophie du shintaoïsme. Toute la Corée était elle aussi sous l’influence de cette philosophie. L’histoire commune de ces pays de l’Est est qu’ils ont été victimes de la colonisation, y compris le Japon lui-même. Quand les Anglais et Français ont commencé de coloniser la Chine, ils n’ont pas oublié le Japon et ils ont forcé les portes japonaises. De la sorte, le Japon a décidé de devenir une puissance aussi puissante que les puissances européennes et de sortir de son rang de puissance asiatique. Après la 2ème guerre mondiale, cette stratégie japonaise n’a pas été modifiée ; le Japon a posé ce slogan (démagogie ou guerre sainte) de libérer l’Asie de la colonisation anglaise. La Corée était placée sous la colonisation japonaise, comme Taiwan, tandis que Hong Kong était britannique. Fin 1950, Singapour a obtenu son indépendance. Ces pays partagent la même stratégie : comment devenir une puissance ? Comment sortir de l’ombre de la colonisation, du complexe d’avoir été colonisés ? Comment se redresser ? Vers 1860, Japonais et Chinois ont défini une stratégie commune face aux puissances européennes : apprendre la technologie avancée des pays développés pour les vaincre à leur tour. En chinois, on dit : « apprendre la technologie des barbares pour les vaincre à leur tour ». Aux yeux des Chinois, les hommes aux cheveux blonds et aux yeux bleus passaient pour des fantômes, des démons. Aujourd’hui ces nations sont devenues politiquement incorrectes.
Vous pouvez constater que dans les années 50, quand les Japonais ont présenté sur le marché européen leurs premières voitures, quelle a été la réaction des consommateurs européens ? Les marchandises étaient synonymes de produit peu cher, de mauvaise qualité, avec des difficultés de maintenance. Aujourd’hui sur les routes, l’on constate que Hyundai et voitures sud-coréennes sont devenues des concurrentes redoutables des véhicules occidentaux ; c’est une preuve de cette stratégie.
Tous ces pays ont un esprit commun, c’est l’esprit d’équipe, comme le dit en management. Pour un occidental, cet esprit d’équipe est plus difficile que pour les asiatiques pour lesquels l’esprit familial est déjà cet esprit d’équipe. Tous ces pays-là partagent une priorité commune : l’éducation, la formation à vie. Dans ce monde, il y a deux peuples qui prétendent que l’homme est venu dans ce monde « nu » (il ne vient pas avec des richesses, il ne part pas avec un centime). Quelle est alors la richesse de l’homme ? C’est le savoir acquis à travers l’éducation, c’est la véritable fortune. L’éducation donne donc une orientation, de développement, d’épanouissement, de réalisation de soi-même. L’éducation donne un cadre pour agir : en respectant les autres, en respectant la nature, en respectant la famille, en respectant la discipline, en respectant les valeurs du travail. L’éducation est donc prioritaire dans ces pays asiatiques, au Japon comme à Taiwan, ou en Corée. Elle est gratuite est obligatoire.

Les préoccupations communes pour les entreprises reposent sur quatre parties :
1) la qualité
2) le service
3) le progrès

® La qualité : elle permet de gagner mieux que par la quantité. La qualité est aussi évolutive ; c’est un long processus. Il faut penser à l’amélioration dans tout le cycle de la fabrication. Et quand le produit existe, il y a tou