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Culture Chinoise à la Réunion : Guan Di

Culture Chinoise à la Réunion : Guan Di

A la Réunion, les chinois fêtent la mort de Guan Di un guerrier chinois

quand j'aurai un peu de temps je mettrais des photos mais aussi un historique de ce personnage apres avoir recolter des informations avec des personnes du temple.

PS: cette année la fête se produira du 15 juillet au 19 juillet donc reserver vos billets d'avion et venez voir Zhen Li faire une belle danse traditionnelle chinoise avec sa troupe ou encore NoelCH dans la peau du lion et surtout sa derniere chorégraphie

LOL

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euh non Noël! on fête pas sa moort!
on fête son anniversaire!!!

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ah bon je pensais plutot a ca mort c'est bizarre alors faut que je revois mon petit calepin de note
mdrr
c'est vrai que ca serait tentant , mais je n'ai pas les moyens dommage

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Prologue

Guan Di, "Grand Empereur Juste qui Aide le CIel et Protège l'Etat", a été élevé au rang de Dieu au XVIeme siècle, sous le règne de l'Empereur Shen Dong de la Dynastie des Ming. Né Guan Yu aux de 160, il meurt en 220 après une existance de combats au service de la Dynastie des Han. Ses exploits sont relatés et chantés dans "les Roman des Trois Royaumes" de Luo Guan Zhong, paru au milieu du XIVeme siècle

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petit photo



[ 本帖最后由 NoelCH 于 24-5-2006 06:04 编辑 ]

Fichier joint

Guan Di 1.JPG (21.48 KB)

24-5-2006 07:04

Guan Di 1.JPG

c'est le même que dans dynasty warriors?
( ca c'est des références culturelles )...

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Bin je ne fais que reprendre les dires des hotesses de cette fête
nshenmue vient faire le journaliste en herbe pendant la période du 14 au 19 juillet 2006

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ca ressemble fortement au perso de dynsaty warriors

incroyable qu'on me prenent tous pour un journaliste ca deveint amusant

En fait , ca me tenetrait d'aller à la réunion
Il suffit de faire une liste importante de chinoises et je viens :):):)
J'ignorais que Guan Di était un empereur...il me semblait que c'était un guerrier? ou du moins, un homme de guerre...un soldat quoi...bref...ça me laisse perplexe...
Vérifie tout de même tes sources NoëlCH.
Dans l'histoire de la Chine, je ne connais pas d'empereur nommé Guan Yu sous la dynastie des Han...enfin bref...moi je dis que ça reste à confirmer tout de même...
N'hésitez pas à corriger mes fautes de chinois. 请你们帮忙改正我中文的错误.

http://qi-fen.blogspot.com

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Guan Di?
c koi comme fête?

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Citer:
原帖由 écoeurée 于 29-5-2006 00:03 发表
J'ignorais que Guan Di était un empereur...il me semblait que c'était un guerrier? ou du moins, un homme de guerre...un soldat quoi...bref...ça me laisse perplexe...
Vérifie tout de même tes  ...
C'est des propos que j'ai récupéré avec les responsables de la fete comme le president du temple Chane

bon je vais revoir l'info de plus pret

Présentation Guan Yu par Wikipédia

Guan Yu (160-219), ou Kouan Yu (EFEO) ; traditionnel : 關羽, simplifié : 关羽), qui avait pris comme prénom usuel Yunchang (traditionnel : 雲長, simplifié : 云长), était un général chinois de la fin de la dynastie Han et du début de la période des Trois Royaumes.

Il servit sous les ordres de Liu Bei, le fondateur du royaume de Shu, et aurait été un des cinq « généraux tigres », bien qu’on ignore s’il a effectivement porté ce titre. Réputé de son vivant guerrier invincible, il a été capturé et exécuté par les troupes de Sun Quan lors du siège de Fan. Il a été divinisé quelques siècles après sa mort sous le nom de Guanshengdijun (關聖帝君) ou Guandi, « Saint empereur Guan ». Il est toujours révéré de nos jours en Chine, aussi bien par les taoïstes que par les bouddhistes. Il est particulièrement populaire à Hong-Kong comme dieu de la guerre, des hommes d’affaires et des policiers. On le représente traditionnellement comme un géant à face rouge (symbolisant la loyauté et la droiture) avec une très longue barbe et portant un gundao (une arme d’hast à hampe moyenne de l’époque des Song) qui pesait, selon la légende, plus de 80 jins (environ 40 kg). Il a été immortalisé dans le roman des Trois Royaumes où il est dépeint comme un guerrier loyal et honorable capable d'exploits surhumains.

Au Japon il est connu sous le nom de Kan'u Unchô et en Corée sous celui de Gwanu Unjang.

Biographie
La biographie officielle de Guan Yu est dans le Sanguo zhi, chapitre 36 (livre des Shu, volume 6)

Jeunesse
Guan Yu était natif de Xie (解 également prononcé Jie), à Hedong où il portait à l'époque le prénom usuel de Changsheng (traditionnel: 長生, simplifié: 长生).

Il devient un fugitif et s’enfuit dans la préfecture de Zhuo. Il y rencontre Liu Bei, qui recrute des hommes pour faire face aux révoltes, et se fait engager avec Zhang Fei. Liu Bei est nommé Chancelier de Pingyuan ; Guan Yu et Zhang Fei sont nommés maires avec chacun à leur disposition une armée privée.

Selon la chronique, ils partageaient la même couche et se comportaient comme des frères dans l'intimité, mais Zhang Fei et Guan Yu se tenaient néanmoins toujours prêt à servir Liu Bei lors des grandes occasions et le suivaient en tout lieu, jusque dans les situations les plus dangereuses.

Lorsqu’en 198, Cao Cao et Liu Bei assiègent Lü Bu à Xiapi ; Guan Yu aurait dit à Cao Cao : « Lü Bu est parti à Qin Yilu chercher des renforts. Je vous prie de me laisser sa femme en mariage. » Cao Cao condescendit, mais peu avant la bataille finale, Guan Yu réitéra sa demande à plusieurs reprises. Devant tant d'insistance, Cao Cao commença à se demander si la dame ne devait pas être de grande beauté et, après la victoire, demanda à la voir et la garda pour lui-même, ce qui causa à Guan Yu une vive contrariété.

Liu Bei lança une attaque surprise contre Che Zhou, l’inspecteur de Xuzhou et demanda à Guan Yu de s’établir en garnison à Xiapi et d’y prendre la charge de Grand Administrateur. En 199, Liu Bei se retourna contre Cao Cao.

Sous les ordres de Cao cao
En la 5e année de Jian’an (200), Cao Cao part en campagne à l’est et Liu Bei se réfugie auprès de Yuan Shao. Cao Cao capture Guan Yu et décide de le garder à son service. Il le nomme pian jiangjun (偏将军 - sorte de lieutenant-général) et le traite généreusement.

Cao Cao apprécie énormément Guan Yu, mais sent bien que ce dernier n’a guère envie de demeurer longtemps à son service. Il demande donc à Zhang Liao d’aller parler avec Guan Yu pour sonder ses sentiments. Guan Yu aurait dit à Zhang Liao : « Je suis parfaitement conscient que le Seigneur Cao m’a montré beaucoup de respect et de générosité, mais le Seigneur Liu m'a également bien traité et j'ai juré de mourir pour lui. Je ne compte donc pas rester, mais je saurai néanmoins offrir au seigneur Cao une action d'éclat avant de partir ». Zhang Liao hésita à rapporter ces paroles à Cao Cao car elles auraient pu signifier une condamnation à mort pour Guan Yu. Finalement il soupira et dit à Cao Cao : « Vous êtes mon seigneur et donc comme mon père, alors que Guan Yu n'est qu’un frère. » Il rapporta donc son entrevue à Cao Cao qui conclut: « Servir son seigneur et ne pas oublier ses origines. Vraiment quel homme droit parmi tous ceux de l’empire! Quand pensez-vous qu’il partira? ». Zhang Liao répondit: « Guan Yu a recu votre traitement de faveur. Il ne partira donc pas avant de vous l’avoir repayé. ».

Yuan Shao envoie un de ses généraux, Yan Liang, pour attaquer Liu Yan, l’administrateur de la préfecture de Dongjun. L’affrontement a lieu à Baima et Cao Cao envoie Zhang Liao et Guan Yu en renfort. Guan Yu, dans la mélée, tue Yan Liang et ramène sa tête. Cao Cao, sachant que Guan Yu va le quitter, le récompense généreusement et lui offre le titre de marquis de Hanshouting. Mais Guan Yu scelle toutes ses récompenses, laisse une lettre d’adieu, et part rejoindre Liu Bei chez Yuan Shao. Malgré ses conseillers, qui le pressent de lui donner la chasse, Cao Cao s’y refuse : « À chaque vassal son Seigneur. Laissez-le partir. »

La capture de Jingzhou
À la mort de Yuan Shao (202), Liu Bei se réfugie auprès de Liu Biao et ce dernier meurt en 208 tandis que Cao Cao pacifie la région de Jingzhou. Liu Bei veut alors traverser le Jiang pour aller à Fan, et confie à Guan Yu une flotte d’une centaine de navires pour le rejoindre à Jiangling. De là, ils vont jusqu’à Xiakou et Sun Quan lui prête des troupes pour affronter Cao Cao. Cao Cao doit battre en retraite tandis que Liu Bei récupère une bonne partie du Jiangnan, distribuant des récompenses aux plus méritants. Il nomme Guan Yu grand administrateur de Xiangyang, et dang kou jiangjun (荡寇将军), « général qui extermine les criminels ») et lui ordonne de se poster en garnison à Jiangbei. Liu Bei conquiert ensuite la province du Yizhou et offre à Guan Yu l’administration de la province du Jingzhou.

Vers cette époque, Guan Yu apprend que Ma Chao, qui n’a jamais été un allié, vient de faire sa soumission à Liu Bei. Il écrit à Zhuge Liang pour savoir « à qui on pouvait comparer Ma Chao ». Zhuge Liang lui répond :

    « Mengqi (le surnom de Ma Chao) est particulièrement versé dans les affaires militaires et civiles. Il est bien plus brave et plus fort que le commun des mortels et pourrait se comparer à Ying ou Peng des temps anciens. Il pourrait sans doute rivaliser au combat avec Yide (surnom de Zhang Fei), mais ne peut absolument pas égaler le "barbu". »

Guan Yu était en effet doté de ce que la chronique a retenu comme étant une « magnifique barbe », et le fait que Zhuge Liang faisait référence à lui était donc évident. Au comble de la joie, Guan Yu montra la lettre à ses invités.

Guan Yu est blessé par une flèche au bras gauche (l’événement n'est pas daté) et bien que la blessure se soit guérie, l’os le faisait encore souffrir. Le médecin lui dit :

    « La pointe de la flèche était empoisonnée, du poison est entré dans l'os. Il faudra ouvrir le bras et gratter l’os avant que le problème n'empire. »

Guan Yu tendit immédiatement son bras, et, pendant l’opération, mangea, but et rit en compagnie de ses collègues tandis que le sang coulait dans un petit bassinet.

Chute
Lors de la 24e année de Jian’an (219), Liu Bei est proclamé prince de Hanzhong et nomme Guan Yu qian jiangjun (前将军) « général de l’avant-garde ». La même année, Guan Yu dirige une expédition contre Cao Ren à Fan. Cao Cao dépêche Yu Jin pour aider Cao Ren mais comme c’est l’automne, de nombreuses précipitations font déborder le fleuve Han. Yu Jin perd ses sept armées et se soumet à Guan Yu qui fait exécuter le général Pang De. Les bandits Liang, Jia et Lu, acceptent de se rallier à Guan Yu et son prestige s’étend à toute la Chine.

Cao Cao se demande alors s’il faudrait déménager la capitale à Xudu pour éviter les forces de Guan Yu et Sima Yi opine que Sun Quan ne pouvait se permettre de laisser Guan Yu connaître davantage de victoires. Ils envoient donc un émissaire auprès de Sun Quan pour lui conseiller d’attaquer les arrières de Guan Yu, laissant ainsi Jiangnan à Sun Quan en tant que tribut de guerre et dissolvant ainsi les forces de Fan.

Initialement, Sun Quan dépêche un émissaire auprès de Guan Yu pour arranger un mariage entre son fils et la fille de Guan Yu. Mais Guan Yu insulte le messager et rejette l’offre, ce qui provoque la fureur de Sun Quan. De plus, Mi Fang, le gouverneur de Nanjun et le général Fu Shiren ont également l’impression que Guan Yu ne les estime guère. Ceux-ci étaient en charge du rationnement des armées mais s’étaient tenu à l’écart des batailles et Guan Yu jure de les « discipliner à son retour ». Ils prennent peur et Sun Quan en profite pour les inciter à se soumettre à lui, laissant ainsi l’armée du Wu pénétrer. Cao Cao envoie alors Xu Huang pour assister Cao Ren. Dès son arrivée, Huang annonce « Celui qui prendra la tête de Guan Yu recevra une récompense de 1 000 jins (livres) d’or ! ». Guan Yu, fort effrayé lui demande : « Grand-frère, que signifient ces paroles ? ». Huang lui répond : « Ce sont les affaires de l’État ! »

Guan Yu ne peut contenir ses adversaires et appelle à la retraite, mais les troupes de Sun Quan de leur côté avaient déjà capturé Jiangling et pris en otage les femmes et enfants des troupes de Guan Yu, ce qui se traduisit par la dispersion de son armée. Sun Quan fait capturer Guan Yu et l’exécute avec son fils, Guan Ping, à Lingju.

Il semblerait que Sun Quan ait voulu le garder à son service, mais ses conseillers s’y opposèrent :

    « Élever le louveteau ne peut qu’amener des problèmes. Le Seigneur Cao l’avait laissé en vie, s’apportant ainsi le désastre sur lui-même au point qu’il en est presque venu à déménager sa capitale. Comment dans ces conditions pouvons-nous le laisser vivre ? ».

Cependant Pei Songzhi, l’historien qui compila les chroniques officielles, semble mettre en soute cette assertion en raison d’impossibilités géographiques (Guan Yu fut exécuté presque aussitôt après sa capture ; or, Sun Quan se trouvait à 150 km de là et n’avait donc pas l’opportunité de prendre une décision quelconque).

Sun Quan envoie à Cao Cao la tête de Guan Yu tandis qu’il prépare des funérailles honorables pour le reste du corps. Guan Yu est promu à titre posthume au rang de marquis de Zhuangmou et son fils survivant, Guan Xing, hérite du titre. Celui-ci était fort estimé de Zhuge Liang et il fut nommé intendant au palais et reçut la charge de zhong jian jun (中监军) « superviseur de l’armée ». Son fils, Guan Tong, épousa une princesse et fut promu au rang de hu bi zhong lang jiang (虎贲中郎将) « général gentilhomme qui a la rapidité du tigre » et meurt sans héritier mâle. C’est donc le fils bâtard de Guan Xing, Guan Yi, qui hérite du titre. Le clan de Guan Yu est entièrement exterminé en 263, lorsque le Wei envahit le Shu, par Pang Hui, le fils de Pang De, car il voulait venger la mort de son père, exécuté par Guan Yu.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guan_Yu
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Guan Yu dans le roman des Trois Royaumes

Guan Yu ayant été très tôt divinisé, les troubadours chinois avaient souvent chanté pendant des siècles ses exploits avant que la version sur papier des Trois Royaumes ne soit écrite. Ses actions ont donc bien souvent été amplifiées et son personnage avait déjà atteint une dimension mythique que le roman a repris. Si de nombreux faits du roman concernant Guan Yu ont effectivement un fond historique, il y a néanmoins des différences notables.

Guan Yu est un des premiers personnages qui apparaissent dans le roman car celui-ci commence au moment de sa rencontre avec Liu Bei et Zhang Fei, et leur serment de fraternité. Dans la réalité historique, Guan Yu était âgé d’un an de plus que Liu Bei, et bien que les trois se comportaient comme des frères, ils n’avaient pas fait de serment fraternel. Or dans le roman, Guan Yu devient le 2e frère de la bande, cédant la place d’aîné à Liu Bei.

Le roman souligne très vite son sens de l’honneur : si historiquement, on ignore pourquoi Guan Yu était un fugitif, pour l’auteur du roman, c’est parce quil avait tué un potentat local dont il ne pouvait supporter la tyrannie. Il devient ainsi un héros qui extermine les tyrans, quitte à se mettre sur le dos les autorités.

Le roman présente Guan Yu comme « bien bâti, une longue barbe, la face rouge comme une pomme (le rouge symbolise la dignité). Il avait les yeux du phœnix et des sourcils broussailleux comme des vers à soie. Son apparence globale était digne et exaltante. » C’est souvent fidèle à cette description que sont faites les représentations de Guan Yu.

Le roman attribue à Guan Yu la victoire contre Hua Xiong (en réalité capturé et exécuté par Sun Jian) : Cao Cao propose une coupe de vin chaud (les chinois le boivent chauffé au bain-marie à température du corps humain) à Guan Yu mais celui-ci le refus sur le moment. Il charge tout seul l’armée adverse et le temps qu'il revienne avec la tête de Hua Xiong, le vin était encore chaud...

Dans le roman, tout comme dans la réalité historique, Guan Yu se rend à Cao Cao. Mais dans le roman, il ne se soumet qu’à trois conditions, soulignant sa loyauté envers Liu Bei :

    * s’il doit se soumettre, c’est à l’empereur des Han et non à Cao Cao. Cette condition pose peu de problèmes à Cao Cao, pour qui il ne s’agit après tout que de la même chose.
    * les deux femmes de Liu Bei ne seraient pas déshonorées, mais traîtées avec tout le respect qui leur est dû et nourries et logées convenablement. Là encore Cao Cao accepte.
    * la dernière condition fut que si Guan Yu apprenait où était Liu Bei, il partirait librement le rejoindre. À cette dernière condition Cao Cao tique, puis finit par accepter en espérant que Guan Yu serait ému par sa générosité et accepterait de rester sous ses ordres.

Guan Yu reçoit de Cao Cao Lièvre Rouge, le cheval de Lü Bu, capable de parcourir 1 000 lis (lieues) en un seul jour. En outre, c’est lors de son séjour à la cour qu’il reçoit de l'Empereur son surnom de mei ran gong (美髯公) « seigneur belle barbe ».

Dans le roman, Cao Cao et Guan Yu affrontent Yan Liang à Baima (historiquement Cao Cao n'était pas présent). S’il est vrai que Guan Yu avait tué Yan Liang dans la bataille, le roman en fait une scène plutôt épique : Guan Yu fonce seul sur l’armée adverse (de 50 000 hommes) et tous les soldats sont renversés sur son passage jusqu’à ce qu’il parvienne à hauteur de Yan Liang et l’abatte, le décapite et rapporte la tête jusqu’à son camp sans encombre...

Le roman impute également à Guan Yu la victoire sur Wen Chou, bien qu’historiquement on ignore qui l’a vraiment tué.

Dans le roman, Guan Yu, apprenant où Liu Bei s’était réfugié, quitte Cao Cao et tue tour à tour cinq généraux venus s’interposer et parcourt 1 000 lieues pour retrouver son frère, tout en trainant ses deux femmes avec lui. Dans la réalité historique, Guan Yu est libre de retourner auprès de Liu Bei sans encombre.

Un autre passage célèbre du roman, pourtant purement fictif, est la scène où Cao Cao, qui vient de subir la plus grande défaite militaire de sa carrière à la bataille de la Falaise rouge bat en retraite et se fait arrêter en chemin par Guan Yu. Guan Yu, se souvenant de la générosité de Cao Cao à son égard, décide de le laisser fuir sans combattre, soulignant encore davantage sa noblesse.

Une autre scène, reposant sur des faits historiques, est celle où Guan Yu se fait gratter l’os du bras droit (historiquement le gauche) par le célèbre médecin Hua Tuo (historiquement on ignore le nom du médecin). Dans le roman, Guan Yu accepta l’opération immédiatement, ne voulant pas battre en retraite pour se faire soigner et refuse en outre toute forme d’anesthésie ou garrot. Pendant l’opération, il dispute tranquillement une partie de go avec son conseiller, Ma Liang et plaisante et discute sans sentir la douleur tandis que l’assistance supporte difficilement le spectacle.

Enfin, la mort de Guan Yu présente une suite de scènes de nature plutôt ésotérique, illustrant que l’âme de Guan Yu avait atteint l’illumination. Ainsi, juste après sa décapitation, son âme alla errer au mont Yuquan, un peu en dehors de l'ancienne province de Dangyang, et hurlait : « Rendez-moi ma tête ! ». Un moine demanda à l'âme de Guan Yu pourquoi celle-ci réclamerait sa tête alors que lui-même a tué bien des gens dans l’accomplissement de leur devoir, comme les généraux de Cao Cao que Guan Yu avait fué dans sa fuite. Comprenant les paroles du moine, Guan Yu atteint l’illumination.

Cependant elle va néanmoins se venger de Lü Meng, le stratège qui avait causé sa perte. Il prend possession de son corps et attaque Sun Quan en jurant vengeance sur Lü Meng. Puis Lü Meng s’évanouit et meurt. Effrayé, Sun Quan envoie la tête de Guan Yu à Cao Cao, espérant ainsi attirer les foudres du royaume de Shu sur le Wei. Au moment où Cao Cao regarde la tête, la bouche de Guan Yu et ses paupières s'ouvrent. Cao Cao, s’évanouit et quand il se réveille proclame :

    « Le général Guan est vraiment devenu un dieu ! ».

Il fait arranger des funérailles nationales dignes d’un prince.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guan_Yu
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Guandi par Wikipédia

Guan di et Guan Yu sont 2 dénominations différentes pour désigner le même personnage historique.
Il s'agit de la transciprtion phonétique en cantonais pour Guan Di et de la transcription phonétique en mandarin pour Guan Yu.
(J'espère ne pas me tromper, les connaisseurs pourront me corriger s'ils l'estiment nécessaire)


Divinisation de Guan Yu, personnage historique de l'époque des Trois royaumes et héros de Histoire des Trois royaumes, Guandi est l'un des dieux les plus populaires de la religion chinoise. Elevé au rang de bodhisattva par le bouddhisme, il a été érigé en modèle de vertu par le confucianisme, qui voit en lui le "saint guerrier" (wusheng 武聖) faisant pendant au "saint lettré" (wensheng 文聖) Confucius.

En effet, le personage de Guan Yu tel qu’il apparait dans l’histoire et la littérature incarne toutes les vertus traditionnelles, particulièrement la fidélité (à la parole donnée, à l’empereur, aux amis), l’esprit chevaleresque, le courage et la maîtrise de soi.

Comme tous les dieux chinois, il possède plusieurs noms correspondant aux différents titres accordés par l'administration impériale au cours des dynasties successives, ou aux fonctions particulières qui lui sont attribuées par tel ou tel courant religieux, comme le taoïsme ou le confucianisme.

Guan Yu fut déifié dès la dynastie des Sui (588-618) et est toujours vénéré en Chine, aussi bien comme divinité chinoise que comme divinité bouddhiste ou divinité gardienne du taoïsme et même confucéenne.

À l'ouest, Guan Yu est parfois appelée Dieu Taoïste de la Guerre, probablement parce qu’il s'agit initialement de l'un des généraux chinois les plus célèbres. Cependant il diffère des autres divinités guerrières comme Mars ou Tyr par le fait qu’il ne bénit pas forcément les combattants, mais ceux qui respectent la fraternité et la droiture.

Culte général

On se réfère souvent à Guan Yu comme "l'Empereur Guan" (關帝), qui est le diminutif de son titre taoïste de "Saint Empereur Guan" (關聖帝君). Des temples exclusivement dédié à Guan Yu peuvent être trouvé un peu partout en Chine, à Hong-Kong, Taiwan, etc. Certains d'entre eux comme celui de Xiezhou sont construit comme des palais en respect à son statut d'Empereur.

En fait, la divinisation de Guan Yu s'est faite étapes par étapes. Il reçut de Liu Shan, 2ème Emperuer du Shu, quatre décennies après sa mort, le titre de marquis de Zhuangmou (壮缪侯). Sous les Song, l'Empereur Huizong le nomma duc de Zhonghui (忠惠公), puis plus tard celui de Prince. En 1187, sous le règne de l'Empereur Xiaozong, Guan Yu fut proclamé Prince de Zhuangmou Yiyong Wu'an Yingji (壮缪義勇武安英济王). Lorsque les mongols défirent les Song, et la dynastie Yuan établie, Guan Yu fut renommé Prince de Xianling Yiyong Wu'an Yingji (显灵義勇武安英济王) par l'Emperor Wenzong.

Sous la dynastie des Ming, il reçut le titre d'Empereur. En 1614, il reçut de l'Empereur Wanli le titre de "Saint Empereur Guan, Grand Dieu qui Soumet les Démons des Trois Mondes et dont l'Éclat s'Étend Loin et Remue les Cieux" (三界伏魔大神威远震天尊關聖帝君).

Puis sous les Qing en 1644, l'Empereur Shunzhi le proclama "Zhongyi Shenwu Grand Empereur Sacré Guan" (忠義神武關聖大帝). Ce titre fut ensuite ralongé en "Renyong Weixian Huguo Baomin Jingcheng Ruijing Yuzan Xuande Zhongyi Shenwu Grand Empereur Sacré Guan" (仁勇威显护國保民精誠绥靖羽赞宣德忠義神武關聖大帝), vers le milieu du XIXe siècle.

On attribuait souvent à Guan Yu des succès militaires. Sous les Ming, il aurait aidé la flotte de l'Empereur fondateur Zhu Yuanzhang lors de la bataille de Boyang. En 1402, Zhu Di lança un coup d'état contre son neveu, l'Empereur Jianwen. Il déclara avoir été béni par l'esprit de Guan Yu. Lors de la fin du XVIe siècle, on a attribué à Guan Yu l'échec de l'invasion japonaise en Corée lancée par Toyotomi Hideyoshi. La maison des Manchu de la dynastie des Qing était associée aux qualités martiales de Guan Yu. Lors du XXe siècle, Guan Yu était vénéré par le seigneur de guerre Yuan Shikai, président, puis empereur de Chine.

Guan Yu est toujours vénéré par les gens du commun. À Hong-Kong, il existe un autel à la gloire de Guan Yu dans chaque commissariat de police. Bien que le culte ne soit pas obligatoire, la plupart des policiers chinois le révèrent. De façon assez ironique, bien des membres de la triade ainsi que le clan Hung vénèrent Guan Yu. Selon la croyance populaire chinoise, un code de l'honneur incarné en Guan Yu existe dans l'autre-monde. À Hong-Kong on se réfère souvent à Guan Yu sous le nom de "Yi Gor" (二哥, "deuxième grand frère" en cantonais) en référence au serment de fraternité du roman des Trois Royaumes. Guan Yu est également vénéré par les hommes d'affaires dans la province de Shanxi, à Hong-Kong, Macao et dans l'Asie du sud-est en tant qu'une sorte de dieu de la richesse étant donné qu'il est sensé bénir la droiture et protéger des fourbes.

Culte taoïste

On vénère Guan Yu en tant que Saint Empereur Guan (Simplifié: 关圣帝君; Traditionnel: 關聖帝君; pinyin: Gūanshèngdìjūn) et divinité soumettant les démons. Les taoïstes ont commencé à vouer un culte à Guan Yu à partir de la deuxième moitié du XIIe siècle sous la dynastie des Song. Selon la légende, le lac salé de Xiezhou perdait peu à peu de sa salinité et produisait de moins en moins de sel. L’Empereur Huizong fit appeler le Maître Céleste Zhang Jixian (張繼先), 13ème descendant du Maître Céleste Zhang Daoling, afin d'enquêter sur les causes. Le maître déclara qu'il s'agissait d'un méfait de Chi You, une divinité de la guerre. Il invoqua l'aide de Guan Yu pour affronter Chi You et triompha et le lac retrouva sa production saline habituelle. L'Empereur conféra à Guan Yu le titre taoïste d'Immortel de Chonging (崇寕真君), l'introduisant officiellement comme divinité taoïste. Au début de la dynastie des Ming, le 42ème Maître Céleste Zhang Zhengchang (張正常) enregistra l'événement dans son livre du Lignage des Maîtres Célestes des Hans (漢天师世家), premier classique taoïste à mentionner cette légende.

De nos jours, ce sont les pratiques taoïstes qui sont les plus courantes dans le culte de Guan Yu. Beaucoup des temples lui sont dédié subissent une lourde influence taoïste. Tous les ans, lors du 13ème jour de la 5ème lune (qui serait l'anniversaire de Guan Yu), on fait un défilé dans les rues en l'honneur de l'Empereur Guan.

Culte bouddhique

Dans le bouddhisme, on honore Guan Yu comme bodhisattva et protecteur du Dharma. On l'appelle Bodhisattva Sangharama (Simplifié: 伽蓝菩萨; Traditionnel: 伽藍菩薩; pinyin: Qíelán Púsà) qui signifie "temple" en sanscrit, ce qui fait de Guan Yu le gardien du temple. Sa statue est en général située à gauche de l'autel principal, face à son homologue, le Bodhisattva Skanda.

Selon les récits bouddhiques, Guan Yu se manifesta avec un cortège d'autres esprits une nuit de 592 devant le maître Tripitaka Zhiyi, le fondateur de l'école bouddhique Tientai. Zhiyi était alors en méditation sur le mont Yuquan. Lorsque Guan Yu eut reçu sont enseignement, il obtint les Cinq Préceptes et devint le gardien des temples et du Dharma. Selon d'autres légendes, Guan Yu aida Zhiyi dans la construction du temple Yuquan qui existe encore de nos jours

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guandi
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Guan Di par Clicanoo

Voici un article sur Guan Di et ses festivités, publié dans le journal local de la Réunion : "Le journal de l'Ile de la Réunion". Publié en début d'année 2005.

TÉMOINS
Religions populaires : Les multiples cultes vivants de Guandi
Serait-ce parce qu’il est ce dieu aux multiples facettes, dont celui de la richesse, que les Chinois de la Réunion, qui font souvent profession de négoce, placent le culte de Guandi à la première place officielle dans la pratique populaire de leur religion ? Ses quatre temples sont toujours bien entretenus et son anniversaire est célébré avec faste. Avant d’accéder au panthéon, Guandi était Guanyu, héros légendaire pétri de qualités traditionnelles, qui vécut au IIIe siècle.

Comment s’étonner que les Chinois en aient fait un dieu ? “Il avait neuf pieds de haut, une barbe de deux pieds, les yeux rouge cinabre comme ceux d’un phénix, les sourcils comme deux vers à soie couchés en travers du visage, la face semblable à une majestueuse double jujube. Sa voix retentissait comme si on eût frappé tout ensemble dix mille cloches de bronze” : ainsi apparaît Guandi dans son portrait brossé par Le roman des Trois Royaumes. Chang Sheng (“longue vie”) voit le jour vers les années 160, le quatrième jour du sixième mois lunaire, dans le village de Jie Liang au he Dong, province du Shanxi. Il se fait appeler Shou Chang (“longévité grandissante”), puis Yun Chang (“nuage en expansion”). Intelligence et audace caractérisent son enfance. Sa carrière débute comme redresseur de torts : puni par ses parents, il s’échappe de la pièce où il est enfermé, tue un mandarin et l’oncle d’une jeune fiancée qui l’avait choisie pour concubine du magistrat. Sa tête mise à prix, il s’enfuit dans la montagne, prend le nom de Guan Yu, qui lui porte bonheur. Il connaît de multiples péripéties, dont Le roman des Trois Royaumes propose plusieurs versions. Devenu un homme au physique impressionnant, avec une magnifique barbe de deux pieds, il veut s’engager dans l’armée, quand il rencontre Liu Bei, le futur empereur de Shu Han (Sichuan), qui vend des nattes et des sandales en paille, et Zhang Fei, riche boucher et marchand de vins, un colosse de huit pieds de haut (tête de léopard, menton en forme d’hirondelle, barbe de tigre, voix pareille au roulement du tonnerre). Ils se jurent mutuellement amitié fraternelle (“... nos cœurs doivent demeurer unis aussi bien que nous promettons d’unir nos forces...”) et le serment de “vivre et mourir ensemble”. Ils immolent un cheval blanc au ciel, un bœuf noir à la terre et brûlent de l’encens, puis convient les villageois à un banquet et constituent un groupe de combat contre les Turbans jaunes, des fanatiques qui se sont rebellés contre l’Empire. Ils accomplissent de nombreux exploits, qui fascinent les Chinois. Et puis, après avoir vaincu le gouverneur de Suzhou, Guanyu est fait prisonnier par Cao Cao, premier ministre de Xiandi de la dynastie des Han, excellent stratège, qui se laisse impressionner par sa forte personnalité, son courage physique et ses qualités morales, et pense en faire un précieux allié dans son combat contre le général Yan Liang. Guanyu lui ramène la tête de son ennemi, mais refuse de renoncer à sa fidélité envers Liu Bei. Il rejoint celui-ci, qui le fait gouverneur de Jing Zhou, place forte qui détient une position clé dans le Hu Bei. Les Turbans jaunes sont exterminés. Mais la trêve sera de courte durée. Guanyu s’empare de la ville fortifiée de Fan Cheng et met à mort un des généraux de Cao Cao, qui rassemble une puissante armée pour reconquérir sa ville. Guanyu résiste vaillamment, mais, se rendant compte que la situation est perdue, il se retire en secret à la place forte de Mo Cheng dans le Hu Bei, accompagné par son fils Guan Ping. Capturés en route, ils refusent de garder la vie sauve en se ralliant à Cao Cao et sont alors mis à mort. Cao Cao lui offrit des funérailles solennelles, avec les honneurs militaires. C’était en 220 et Guanyu devait avoir dans les 58 ans. Devenu roi de Shu Han, Liu Bei s’attache à venger la mort de son ami et déclare la guerre à Sun Quan, qui règne sur le royaume de Wu, à la tête d’une armée de 700 000 hommes. Mais vaincu, il se réfugie dans le Si Chuan, où il meurt en 223 à l’âge de 63 ans... Des qualités du légendaire Guanyu, on retient huit traditionnelles, dont il a fait preuve en des circonstances précises et que l’on cite en exemple encore aujourd’hui. Ainsi, emprisonné dans la même pièce, seul avec sa belle-sœur, il ne dormait jamais, lisant à la lueur d’une bougie (puis à la clarté de la lune grâce à un trou qu’il perça dans le mur quand la lumière s’éteignit) et ne profita jamais de la situation et de la promiscuité. C’est pour cela qu’on lui reconnaît les qualités de grandeur, d’intelligence, d’honneur et de droiture. Cao Cao avait tout tenté pour le pousser à trahir Liu Bei. Mais fidèle à son serment, Guanyu préféra s’éloigner et partir à la recherche de son frère juré. Une attitude qui montre sa fidélité.

La vertu d’humanité ou l’idéal confucéen Liu Bei retrouvé, il restitua à Cao Cao les sceaux officiels qu’il lui avait offerts et tua un ennemi pour lui marquer sa gratitude. Lors d’une déroute, Cao Cao fut fait prisonnier, mais Guanyu, généreux, le relâcha. C’est ce qui s’appelle équité. On lui tendit un guet-apens, auquel il se rendit, mais sut toucher son adversaire, qui le laissa repartir. Il fit un prisonnier, qui lui porta une confiance aveugle. Sa capacité de convaincre et de susciter la confiance lui venait de sa sincérité. Pendant plus de dix ans, il ne quitta jamais son armure et son sabre était constamment taché de sang, vainquit les Turbans jaunes, sauva à maintes reprises le peuple de la misère, défendit Jing Zhou, etc. De hauts faits qui lui valent la reconnaissance de la vertu du courage. Les Chinois honorent en outre chez lui la vertu d’humanité, qui constitue avec celle d’équité l’idéal confucéen. Peu d’hommes ont porté comme Guanyu les qualités et vertus à un tel degré de perfection. Il avait la bravoure des preux, agissait selon les principes d’équité et rayonnait d’humanité. Dès lors, comment s’étonner que les Chinois lui aient voué un culte à l’égal d’un dieu aussitôt après sa disparition ? Vingt ans après, le fils de son frère juré Liu Bei lui confère le titre posthume de “brave et fidèle marquis”. 323 ans plus tard, il devient “duc sincère et compatissant”. Au VIe siècle, son culte est intégré par le bouddhisme, qui le transforme en dieu tutélaire des monastères et des temples. C’est le dieu du lieu. Au XIIe siècle, l’empereur Hui Zong, taoïste fervent et amateur de divinités, l’introduit dans la religion officielle, sous le titre de “duc fidèle et loyal”. Avant de lui décerner huit ans après celui de “prince brave, messager de paix”. Sous la dynastie des Yuan, il connaît la consécration littéraire, grâce au succès de L’histoire romanesque des Trois Royaumes dont il est le héros. Au XVIe siècle, sous la dynastie des Ming, l’empereur Shizong fixe sa date d’anniversaire au 13 du cinquième mois (qui est en fait celle de son fils, mais pas question de célébrer l’anniversaire du fils avant celui du père). Le stade de la déification sera atteint en 1594, sous l’empereur Wan Li, qui lui décerne le titre de “dieu qui aide le ciel et protège l’empire”. Et en prenant le titre d’empereur (“di”), Guanyu fait son entrée officielle dans le panthéon chinois et devient Guandi (aussi orthographié Guan-Di). Au XIXe siècle, les Mandchous contribuent à amplifier sa gloire et à étendre son culte, parce que l’empereur y a vu son intervention miraculeuse dans l’échec d’un complot dans lequel il faillit perdre la vie. Il le nomme “Dieu de la guerre”. Son successeur ordonne qu’on lui rende les mêmes honneurs qu’à Confucius et lui attribue le titre de “sage” ou “grand maître”. Et dans toutes les provinces de la Chine, des temples s’érigent en son honneur. On lui voue des cultes multiples. Si son glorieux passé de soldat explique son titre de “Dieu de la guerre”, rien de surprenant. En Corée, il est vénéré depuis le XVIe siècle : il passe pour avoir repoussé l’envahisseur japonais. En Chine, avant 1911, il était chargé de la protection officielle de l’empire contre les troubles d’où qu’ils viennent et à l’époque quelque 1 600 temples officiels lui étaient dédiés, où les militaires le célébraient le 15 du deuxième mois et le 13 du cinquième mois. Plus inattendu est le titre de “Dieu des lettrés” qu’on lui a accordé, même s’il existe un “Dieu de la littérature” officiel. Il est vrai qu’on raconte que le guerrier était un passionné des classiques, qui lui faisaient - momentanément - oublier ce qui se passait sur les champs de bataille. C’est peut-être pourquoi, à la Réunion, tous ceux qui viennent de réussir aux examens (bacheliers et autres universitaires) sont honorés le jour de sa fête. Guandi passe aussi pour pourfendeur d’esprits maléfiques, celui qui enlève les mauvais sorts, en tant que “Dieu qui soumet les démons”. La religion populaire croit que Guandi fait partie des dieux qui se manifestent le plus fréquemment lors des séances de spiritisme. Si on lui donne également le titre de “Dieu de la richesse”, très populaire auprès des marchands (et des commerçants en général, à la Réunion), il est alors accompagné par... le “Dieu de la richesse” officiel, Cai Shen. Il lui attribue aussi l’invention de la comptabilité journalière et le pouvoir de dispenser richesse et prospérité...
Les quatre temples de Guandi de la RéunionAu départ, on trouvait des pagodes en bois, qui ont été démolies. Les “Nam Soune” ont regroupé rue Sainte-Anne, dans l’ancien quartier chinois, les trois temples de Saint-Denis, que ces Cantonnais continuent d’entretenir et qui portent les noms des familles qui les ont construits. Il y a celui aux mains de la famille des Law, fastueux. C’est le temple Thiaw Law Tong, sur la droite de la rue, surnommée “Rue des Chinois” dans les années 1930, dans sa partie comprise entre la rue du Maréchal-Leclerc (ex-rue du Grand-Chemin) et la rue Charles-Gounod (ex-rue de la Boucherie), ainsi que l’emplacement de l’ancien Petit-Marché, les Chinois l’occupant presque exclusivement. Son architecte s’est rendu plusieurs fois à Taïwan et a consulté de nombreux documents et photos pour pouvoir conserver au péristyle sa forme de pagode et les proportions que l’on retrouve dans la plupart des temples.

“Seigneur belle barbe”En face, on trouve un petit temple, contigu à celui de la famille des Chan. Édifié au centre d’une vaste cour ombragée et fleurie, le temple des Chan est - comme les autres temples chinois de l’île - à l’origine un centre d’accueil et un lieu de réunion pour les migrants originaires de la province de Canton qui y trouvaient le réconfort après leur long voyage. En effet, les familles déjà installées y logeaient les nouveaux venus pour les aider à s’intégrer (une loi d’août 1882 prévoyait que les immigrants soient “autant que possible, groupés par famille et par individus ayant le même lieu d’origine”). Ils s’y retrouvaient après le travail, pour pratiquer le culte des ancêtres ou s’adonner au jeu (“tourner la loterie”), ainsi qu’à l’occasion des fêtes comme celle du nouvel an chinois ou lors de cérémonies funéraires. Dominique Durand rapporte (dans les années 1980) les propos d’un vieux Chinois qui avait connu cette époque - pas si lointaine - où “tous les lundis, le commerçant descendait des quartiers pour faire ses achats : quand il avait terminé, il allait à la société rue Sainte-Anne. Il y mangeait, y dormait, y jouait. Il y restait parfois jusqu’au mercredi et pouvait, à force de jouer, y perdre sa boutique.” Au bout d’une allée, la salle centrale recèle au fond la statue du “Seigneur belle barbe”, “revêtu de son armure de guerrier, le teint rouge, l’air débonnaire, le majeur et l’auriculaire droits pointés vers le ciel”, décrit Édith Wong Hee Kam. À ses côtés se tiennent deux de ses fidèles compagnons. Le premier personnage est son porte-étendard Zhou Zang, “véritable force de la nature, au teint basané et à la barbe bouclée, l’air farouche”, armé d’une lance. Au service d’un brigand de montagne, il fut subjugué par la personnalité de Guanyu et jura de le servir jusqu’à la mort. Alors, incapable de lui survivre, il se trancha la gorge avec sa propre épée. Le second, “le teint clair, l’air pacifique et le regard amène”, est Guanping, le fils adoptif de Guanyu, qu’il suivit dès l’âge de 18 ans. Capturé avec lui, il fut exécuté. On le représente en général avec à la main un bonnet de lettré, offert aux candidats aux examens. Le visiteur aura la surprise de découvrir sur l’autel des images catholiques et une statuette de la vierge Marie. C’est que, baptisés pour la plupart, nos compatriotes chinois ont inclus dans leur panthéon des représentations chrétiennes. Au-dessus de l’autel, est placé Zao shen, le dieu du foyer. Laissons Édith Wong Hee Kam poursuivre la description du décor : “Un festival de rouge et d’or, les couleurs yang de la fête, du bonheur et de la divinité. Devant l’autel une table munie de porte-bougies groupés par deux et des vases rituels où brûlent des bâtonnets d’encens par série de trois. On y trouve aussi des objets destinés à la divination, des billets de banque fictifs et du papier doré ou argenté que l’on brûle en offrande aux morts pour leur faciliter la vie dans l’au-delà. Une autre longue table la précède, destinée aux offrandes des fidèles qui viennent offrir du porc bouilli, du poulet, des fruits et des gâteaux. De part et d’autre de l’hôtel se dressent des hallebardes, symboles de l’incessant combat mené par le dieu de la guerre. (...) Dans une petite salle latérale, une chapelle où l’on perpétue le culte des ancêtres.” Outre Guandi, ce temple honore d’autres dieux, dont cel