Le président chinois sur l'établissement du nouveau partenariat...
Le président chinois Hu Jintao a déclaré vendredi 22 avril à Jakarta que la construction d'un nouveau type de partenariat stratégique Asie-Afrique à long terme, stable et substantiel, qui réponde aux changements du temps, était un sujet important qui nécessitait l'attention de tous.
Le président chinois a fait ces remarques dans un discours intitulé « Du passé glorieux à un futur lumineux : construire un nouveau type de partenariat stratégique entre l'Asie et l'Afrique », prononcé à l'ouverture d'un sommet Asie-Afrique de deux jours à Jakarta, en Indonésie.
Le nouveau partenariat doit se concentrer sur trois domaines de coopération : la solidarité politique, la coopération économique et les relations culturelles.
Sur le front politique, le président chinois a affirmé que les pays asiatiques et africains devraient devenir des partenaires qui se respectent et s'entraident.
« Sur la base de la Charte de l'ONU, des cinq principes de la cooexistence pacifique, des dix Principes de la Conférence de Bandung et d'autres normes gouvernant les relations internationales reconnues universellement, nous devons adhérer à l'égalité souveraine, promouvoir conjointement le multilatéralisme, promouvoir une démocratie plus grande dans les relations internationales, maintenir le rôle central de l'ONU dans les affaires internationales, et défendre les droits et intérêts légitimes des pays en voie de développement", a-t-il ajouté.
Sur le front économique, les pays asiatiques et africains devraient devenir des partenaires complémentaires avec leurs points forts respectifs, pour obtenir des résultats gagnant-gagnant, a noté le président chinois.
« Nous devrions élargir les chaînes de coopération, et enrichir leur contenu, diversifier les modalités de la coopération et explorer l'arrangement de libre-échange, et encourager la coopération économique et commerciale, et l'investissement mutuel », a-t-il indiqué.
« Nous devrions faciliter les échanges et la coopération entre les organisations régionales en Asie et en Afrique, et accorder une importance complète au rôle des gouvernements, du grand public, des communautés économiques et des organisations internationales. Nous devrions renforcer la construction de capacité pour répondre à la mondialisation économique, mener le dialogue sur les stratégies de développement et apprendre les uns des autres pour le progrès commun », a-t-il ajouté.
« Nous devrions renforcer la consultation politique, participer activement à l'élaboration internationale des règlements dans les domaines économique, financier et commercial, nous efforcer d'obtenir le droit de jouer sur un même niveau dans la compétition et augmenter les opportunités de marchés et élargir l'espace pour le développement. Nous devrions encourager le renforcement de la coopération Sud-Sud et mener la mondialisation économique dans une direction équilibrée, universellement bénéfique et gagnant-gagnant », a affirmé M. Hu.
Sur le front culturel, M. Hu a indiqué que les pays asiatiques et africains devraient devenir des partenaires qui apprennent les uns auprès des autres et tirer un enseignement des points forts de l'autre.
« Nous devrions poursuivre la tradition de la Conférence de Bandung qui consiste à chercher un terrain commun en mettant de côté les différences, à défendre l'avancée de l'ouverture et de la tolérence, à respecter la diversité des civilisations, des religions et des valeurs, à honorer le droit de tous les pays de choisir de manière indépendante leur propre système social et mode de développement, à promouvoir la coexistence amicale, le dialogue sur un pied d'égalité et le développement et la prospérité communs de toutes les civilisations, afin de construire ensemble un monde harmonieux », a souligné le président chinois.
Au sujet de la séucrité, les pays asiatiques et africains devraient devenir des partenaires qui traitent entre eux de manière égale dans la confiance mutuelle, et s'engager dans le dialogue et la coordination, selon le dirigeant chinois, qui a ajouté : »Nous devrions établir un nouveau concept de sécurité marqué par le bénéfice mutuel, la confiance mutuelle, l'égalité et la coopération. Nous devrions renforcer la confiance mutuelle à tarvers le dialogue, régler les différends à travers des consultations et assurer la stabilité par le biais de la coopération dans nos efforts communs pour traiter les menaces traditionnelles aussi bien que non traditionnelles, dans l'intérêt de la paix du monde ».
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