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spectre
  
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Gros Moyen
Petit posté le 20-12-2006 12:07 只看该作者
A dirty carnival - 2006 de Yoo Ha - Corée
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Durée: 141 minutes
Réalisé par: Yoo Ha
Avec: Zo In-Sung, Chon Ho-Jin, Nam Koong-Min, Lee Bo-Young, Yoon Jae-Moon
Genre: Policier
Resume:
Pyong-Doo est gangster. Malgré le radinisme dont fait parfois preuve son supérieur, c’est une condition qui dans l’ensemble ne semble pas trop lui déplaire, au vue de son caractère impétueux et de son goût prononcé pour la bastonnade. A sa botte, une demi-douzaine d’aspirants prêt à tout pour leur « grand frère. » Mais avant de tomber dans le banditisme, Pyong-Doo avait eu une enfance, plus ou moins heureuse, avec des meilleurs amis d’école primaire qui depuis, ont fait leur chemin. C’est au nom de cette amitié quelque peu jaunie par les ans qu’un ancien camarade de classe refait un jour surface. Scénariste débutant au sourire avenant, Min-Ho s’intéresse de près à l’occupation de son copain d’autrefois et obtient même de s’entretenir avec ses sous-fifres dans le but de rendre son histoire de mafieux plus authentique. Entre temps, à la faveur d’un dîner d’anciens, le récalcitrant Pyong-Doo finit par se dérider à l’arrivée de Hyun-Joo, celle qui autrefois partageait ses jeux de récréation. Cette rencontre, au départ inoffensive, va peu à peu faire son effet. Pyong-Doo semble avoir redécouvert, dans ses vieux amis, quelque peu de l’innocence perdue et l’illusion d’une existence normale retrouvée. Une brèche s’ouvre avec, au bout, le miroitement d’une autre vie. Mais c’était sans compter sur les secrètes ambitions des uns et des autres.
Depuis A Bittersweet Life, on affectionne particulièrement les gros durs au cœur tendre auxquels la vie toutefois ne réserve aucun happy end. A visionner sur l’air du trahira bien qui trahira le dernier, ce Dirty Carnival porte bien son nom : Si l’ambition y est récompensée, le faux pas est aussitôt sanctionné. La confiance, lâchement trahie. Malgré les faveurs du gros bonnet, personne n’est à l’abri d’une rancoeur mal placée, ou d’une convoitise débridée. Et Pyong-Doo, berné par l’illusion de sa nouvelle immunité chèrement acquise, va faire les frais de ce carnaval cannibale. Violence et autodérision font ici bon ménage, notamment dans une scène où notre protagoniste, invité sur un tournage, se permet quelques remarques quant au réalisme des scènes de combat, qui abondent dans ce film. Clin d’œil sans doute à une précédente baston où les battes de baseball se sont déchaînées, mais où nos héros ne déplorent finalement que quelques bleus. Tour de force ou tour de passe-passe ? L’odieux personnage du début nous attendrit et nous bouleverse. Ce garçon qui a mal tourné n’était finalement pas si mauvais…

Un scénario assez classique d’une longueur particulière qui fait la part belle aux valeurs d’amitié, d’honneur et de courage dont on accusait Gangster High de manquer. Ici, de nouveau la gent féminine représente la part d’humanité et de tolérance dans cet univers machiste et impitoyable. Mais même s’il manque d’originalité –la mise en abîme représentée par le film de Min-ho n’étant ici que pâle prétexte à une étude de moeurs– The Dirty Carnival est l’occasion de mettre en exergue les contradictions d’un homme qui souhaite rompre avec son passé mais ne peut lui échapper. Ouverture d’esprit, mesure et compassion sera ce dont il devra faire preuve pour venir à bout de ses démons.
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Sur le plan de la réalisation, rien à redire, on profite même d’une leçon de chorégraphie des combats par un gangster lui-même devant l’extravagance d’un chorégraphe martial qui tourne les combats en carnaval visuel. La bande-son est comme d’habitude choisie efficacement par le réalisateur coréen pour souligner la violence des rixes ou des sentiments. Mais ce qu’on retiendra avant tout de the Dirty Carnival, c’est sa fin, qui souligne amèrement la quête impitoyable qui se fait jour dans ce milieu infernal.

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[ Last edited by yjtata at 20-12-2006 11:15 ]
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